Marko Petersohn

« Ça c’est mon cartable de la RDA…Je l’ai eu quand j’ai commencé l’école. Après il a passé des années dans le grenier et il y a 5 ans je l’ai trouvé (en 2015 quand j’ai commencé d’enseigner à l’université) et je me suis dis « j’ai besoin d’un vrai cartable sérieux ». C’était vraiment mon cartable d’école là, mais je l’ai transformé. Je l’ai fait retoucher. Mais avec des choses comme ça, ça fait penser à des histoires. Comme le cartable on l’a cherché à tel et tel endroit. Il n’y avait pas beaucoup de choix, car il n’y avait pas ce système où tu avais le choix parmi 5 milliards de modèles différents de cartables d’école, où tu as besoin de décider lequel tu veux. Il y avait seulement trois couleurs : je pense qu’il y avait rouge, jaune et brun ou quelque chose comme ça. »

L'ostalgie c'est...

« En gros c’est mon enfance. Je me vois, je nous vois un peu comme une génération « pas mal » en or. On a eu l’avantage d’avoir vécu en RDA. Pendant ce temps dans la RDA ce n’était pas tout rose, mais au moins ils se sont vraiment bien occupés des enfants et ont fait en sorte que tu puisses réaliser toutes sortes de choses. Par exemple, les camps de vacances et des trucs comme ça, ce n’était vraiment pas cher pour que tout le monde puisse partciper. C’était trop bien pour les parents aussi, fêter pendant 3 semaines – c’est super! Mais c’était vraiment très peu couteux. Aussi toutes les offres culturelles – comme les musées, ça ne coutait rien! Même si nous en tant qu’enfants on ne pouvait pas tout faire, évidemment, avec le contexte des organisations pionnières etc., qui voulait nous former pour devenir de bons citoyens. Mais après quand tu commences la puberté et tu commences à te révolter ou d’être critique, à ce moment il y avait la chute du mur. Alors t’avais soudainement toutes ces libertés, car les adultes ne savaient plus du tout comment agir dans ce monde où tout a changé sauf le lieu de résidence. Sinon, tout a changé. Les profs ne savaient pas du tout quoi faire… tout était… je ne sais pas comment dire … tu pouvais faire ce que tu voulais.»

« C’est juste aussi important qu’on ne le glorifie pas. La vague de l’ostalgie a quand même contribué à une certaine glorification. Donc, je me dis, que je ne veux pas ça. Je le trouve cool, mais je vois qu’il y a actuellement une glorification. À un moment donné, un gars de 14 ans de Vienne m’a écrit pour me dire que j’ai tort: ce n’était pas comme ça mais comme ça. J’ai répondu: mon gars, t’as 14 ans et tu viens de Viennes, tu es qui pour me dire que ce n’était pas comme ça? C’est une déformation… c’est pour ça que j’ajoute toujours la source – Wikipedia – d’où vient le texte que je publie pour dire : ce n’est pas mon opinion, c’est juste à propos de ça. En même temps, on dit souvent que Wikipedia ce’est pas non plus … on ne peut pas y faire confiance. C’est quelque chose où je me dis … bon… ça se peut que ce n’est pas toujours exact, mais dans ce cas écris à Wikipedia, fais-le. Mais moi, je ne veux pas paraître émotif ou influencer l’opinion de qui que ce soit. Je veux juste dire, « ok les gens, c’est choses là ont existé, ça a été produit à Bitterfeld, et c’était comme ça et comme ça » … Sans émotions. Je pense même que c’est important, justement parce qu’autant de personnes glorfient ce genre de choses. »