Uwe Vogt

Uwe Vogt montre une photo de sa radio de la RDA

«La télé et la radio se rendait ici, Berlin-Est était le centre qui a permis la transmission, la télévision de l’ouest s’est également rendue ici à travers Berlin ou à travers la frontière directement. Je me souviens. Mais je ne comprends pas pourquoi. Ce n’était pas typique. On avait en 88, 89 construit les 9 bloc d’appartements, mais c’était dans le village voisin et pour ça on avait loué trois étages pour la « VA » où les familles des soldats logeaient. Sur ces blocs il y avait une antenne satellite. Ce n’était pas encore la norme, même pas dans l’ouest»

«Ceux qui arrivaient à recevoir le signal le regardaient. Mais il y avait aussi d’autres qui n’ont définitivement pas regardé. Je ne sais pas combien mais … J’ai vécu quelque chose une fois. Il y avait dans le temps de la RDA, il y avait des camps de vacances et formation militaire, comme un camp avec une partie de formation militaire. J’étais cadet en 1985 ou 86, on est parti au camp de formation en tant que formateurs avec des élèves en 9e ou 10e année. C’était volontaire pour eux, ceux qui ne voulaient pas n’étaient pas obligés. C’était dans la région du Harz et il y avait des gens des troupes frontalières. Ils n’étaient pas formateurs, mais nous aidaient avec la logistique. Parmi eux il y avait un type qui … lui il était rouge foncé. Alors lui, je ne pense pas qu’il a survécu à la chute du mur. C’était vraiment un type rouge rouge et encore rouge et il ne regardait pas à gauche ou à droite pour voir les erreurs. Non non. Lui, il était comme : L’union soviétique c’est notre grand frère et tous les autres dans l’ouest ce sont les méchants. On ne peut pas vraiment contrer ce genre de discours. Ça existait aussi»

L'ostalgie c'est...

«Je dirais tout simplement qu’il ne faut pas renier son passé et l’assumer : bien sûr, je suis « Ossi ». Je trouvais ça toujours drôle quand je suis allé dans l’ouest pour les formations et je suis arrivé en disant « Salut, je viens de l’est ». Les réactions ont toujours été différentes. Une fois, j’étais à une formation spéciale et dans le temps le gouvernement était encore à Bonn. Mes quatre camerades de l’ouest trouvait que ça coutait donc ben cher le déménagement à Berlin. Mais moi j’ai dit : les gars, ils doivent déménager à Berlin! Ici à Bonn ils ne voient pas ce qui se passe dans l’est. Il faut aller à Berlin pour ça. Mes collègues ne croyaient pas que je disais ça. Mais bon après on s’entendait quand même bien, cen n’était pas un problème.  J’assume, je viens d’ici, je suis fière d’être d’ici, il y a des régions sublimes ici, n’est-ce pas? Il n’y a pas juste de beaux coins là bas, mais aussi dans l’est. C’est peut-être relié au fait que … quand tu es au chômage pendant des années et tu ne sors pas de ta région, peut-être que tu deviens un peu plus réservé, sur la défense. Quand le mur est tombé, tu sais, je ne savais pas ce qui arriverait, c’était un pays étranger. Mais j’étais un des premiers à devoir y aller. Je suis allé à Mechernich près de Aachen, j’avais une formation introductive là bas, après nous sommes allé à Kuhnenberg proche de Hambourg pour une formation de terrain et en Bavière pour une formation technique et aussi à Usedom pour apprendre l’Anglais. Ainsi, j’ai fait le tour et j’ai rencontré toute sorte de monde. Bon, depuis 1994 je suis soldat professionnel, je n’ai donc plus de soucis privés de ce côté. Je dis mon opinion et après c’est fini. Personne ne peut me mettre dehors et je pense que j’ai les connaissances nécessaires. J’ai un certain horizon, je ne suis pas inintelligent. La qualité parait. Mais je suis fier d’être né ici, c’est ma patrie. Bon c’est sûr que beucoup de gens ont des problèmes. Par exemple ceux qui avaient déjà 60 ans au moment de la réunification. Pour eux, c’était un monde complètement à l’envers. Ils n’en sont pas revenus.»

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