Victoria Kühn

«Je suis moi-même né l’année de la réunification, en 1990, alors je connais la RDA seulement à travers ce que mes parents et surtout mon grand-père m’ont raconté. Force est de constater qu’ici dans la région il y a de moins en moins de jeunes et beaucoup de gens racontent encore leurs souvenirs de la RDA. Par exemple à propros de vieux jouëts comme le « Sandmännchen » (marchand de sable), qui est très connu chez nous, sinon il y a aussi « Pittiplatsch » (caractère d’une émission pour enfants) et des repas, notamment ce qu’on a cuisiné dans le passé.»

L'ostalgie, c'est...

«Comment décrire l’ostalgie… D’un côté, il y a tous ces biens commerciaux qui n’existent plus. De l’autre côté, il y a la mentalité des gens, qui est encore très ancrée chez les plus âgés et ce pour longtemps. Pour la génération de mes parents qui a grandi là-bas, jusqu’à leur mi-vingtaine, à l’âge de jeunes adultes, c’est différent, car ils ont vécu plus longtemps ailleurs qu’ils ont vécu en RDA. Pour la génération d’avant c’est encore extrêmement ancré la mentalité. Au moins chez ceux et celles que je connais, mes grand-parents.»

«Je trouve, l’ostalgie, si on va au musée à Berlin, c’est une ostalgie différente de celle d’ici. Peut-être qu’ils ont vécu ça différemment en ville ou dans la ville divisée qui était Berlin, c’est différent encore, qu’ici dans un village ou dans une petite ville. Tout dépendait de tes relations ici. Échanger, c’était normal ici. C’était encore plus grave chez ma mère, sa famille a quasiment vécu en forêt et c’était complètement différent de ce que mon père décri. Il avait aussi de la famille dans l’ouest, c’est-à-dire il a reçu des paquets de l’ouest et ça n’existait pas chez ma mère. Sa famille a encore mené un mode de vie différent.»

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *